Hiver 2014

« Notre voix collective, une force

Le monde associatif de la solidarité internationale détient des trésors, ceux que procurent l’engagement et l’initiative pour changer un monde où survivent pauvreté et désastres » Jean Louis VIELAJUS président de Coordination Sud

Le monde associatif compte en France  16 millions de bénévoles et 1,8 millions de salariés qui représente 8% des salariés français.

Pharmaciens Sans Frontières Rhône Alpes par l’engagement de ses bénévoles assure des missions d’appui en partenariat avec une ONG Burkinabé AMMIE

(Appui, Moral Matériel Intellectuel à L’Enfant) au niveau de programme socio sanitaire intégré dans le département de Oula province du Yatenga au Burkina Faso.

Par son professionnalisme et ses engagements avec le Ministère de la Santé du Burkina Faso les actions de concertation de sensibilisation se poursuivent dans les villages.

Les évènements géopolitiques qui ont marqué ces derniers mois n’ont pas impacté notre travail en tant qu’ONG, nos partenaires ont été très disponibles et nous avons fait preuve d’indépendance et d’impartialité vis à vis de ces évènements.

La dernière mission effectuée en novembre a permis de recentrer les objectifs au niveau du Centre d’AMMIE par rapport à la prise en charge des malades VIH SIDA ; de faire un audit interne du fonctionnement du nouveau siège de PSF ; de poursuivre le programme de lutte contre la malnutrition ; de reconduire les actions de développement au niveau de l’économie villageoise sur les activités génératrices de revenues (AGR)  après leur mise en place depuis 2002 dans cette zone rurale ainsi que le projet soutenu par le Crédit Agricole  d’embouche ovine qui a eu son impact au niveau de l’économie des femmes au sein de leur groupement . La formation délivrée par un vétérinaire a été suivie d’actions et  de résultats que nous avons pu constater sur le terrain.

Santé et économie vont de paires. Les objectifs des OMD de lutte contre la pauvreté et les inégalités sont toujours d’actualité, même si les financements internationaux parlent maintenant d’écologie et développement durable. Dans les populations des villages la priorité reste de voir ses enfants grandir avec moins de problèmes pour se nourrir, se soigner et s’éduquer. C’est encore le grand défit  et comme le disait le médecin chef de district, « la malnutrition chronique on n’en parle pas » et cela est une réalité là bas dans les villages mais aussi ici en France au sein d’une population vulnérable et sans voix.

Nous devons encore et toujours nous mobiliser pour faire face à nos engagements avec conviction  générosité et professionnalisme.

Se mettre aux dimensions de la forme élargie du monde